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Culture

Lundi 16 juin 2008

Je vous avais dit que ce w.e j'irais au Musée Rodin pour aller admirer, contempler, m'émerveiller du travail de Camille Claudel. Et bien c'est chose faite.

Même avec des billets réservés il y a avait foule mais finalement c'est allé assez vite. Mon heure favorite pour les musées le dimanche : 13h00. Voilà, me voilà j'arrive.

Je dois dire que j'éprouve toujours une grande émotion quand j'entre dans ce musée et pour le travail de Camille Claudel particulièrement. Ses sculptures sont d'une délicatesse et d'une beauté rare. Un travail très fin mais très laborieux, marqué par de nombreuses heures
d 'ébauches, d'incertitudes, d'apprentissages auprès de Rodin. Sa relation avec lui en tant qu'élève puis en tant que maître marquera sa vie. Camille est si fragile, son mental, son travail.

Bref une bien jolie exposition qui manque cependant un peu de luminosité peut-être une sorte de métaphore? Je ne sais pas. La première partie de l'exposition est vraiment très sombre en tout cas. On y découvre les bustes de son frère Paul, futur grand poète connu de tous. Et puis ce visage de la Petite châtelaine qui m'a beaucoup touché.

Dernière petite déception, on ne peut pas tourner autour de toutes les sculptures et c'est bien dommage. Une sculpture se regarde de dos, de face sur les côtés...voilà peut-être même mon plus grand regret.

Je vous avais également parlé des jardins du musée et quel désarrois lorsque j'ai vu ces pelleteuses et ses ouvriers qui érigeaient un grand chapiteau.

Bref une journée mi fugue mi raisin mais quand même très agréable.

15 avril au 20 juillet 2008
Musée Rodin

Par louison28
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Lundi 26 mai 2008

Ca y est comme 50% des gens je suis allée traîner mes ballerines à l'expositon Marie - Antoinette au Grand Palais. Je dis bien traîner car au départ je n'étais pas enchantée. je ne sais pas certains à priori sur le personnage et surtout ce qu'on aurait pu en faire.

Rendez-vous donc pris hier à 13h. Heure parfaite un dimanche, j'avais réservé les entrées.

Je ne sais pas si je vais réussir à vous donner envie d'aller voir cette exposition mais je vais m'y atteler car à ma grande surprise ce fût passionnant. Oui je n'exagère pas, ce fût passionnant.

Bon pour la petite histoire l'arrivée de Marie - Antoinette sur le trône de France a été accueillie avec ferveur jusqu'à ce qu'on découvre son franc parlé pour l'époque, son modernisme et ses manquements aux codes de la royauté. Bref la suite vous la connaissez et elle n'est pas rose.

Ce petit interlude pour replacer le contexte. Et pour comprendre que sous le règne de Louis XVI tout était brillant, que l'art et la littérature avaient la part belle dans le royaume. La chasse, les excès même. Et tout ceci est fort bien retranscrit au travers de l'exposition.

Pour faire court, ce qui m'a le plus touché ce sont les correspondances entre Marie - Antoinette et sa mère, tout simplement parce que cela l'a rendu plus humaine à mes yeux. Elle parle de sa relation avec sa mère, de son éducation très ouverte, de son bonheur d'être mère.

Elle veut être libre, et son désir de liberté va très vite la desservir.

On découvre divers portraits d'elle et de sa famille, de très belles gravures, des porcelaines et du petit mobilier de grands maîtres. La mise en scène de l'expo est théâtrale à l'image du personnage. L'esprit boudoir de chaque pièce ajoute un côté charmant à l'exposition.

Vraiment un enchantement, on ne s'ennuie pas, tous les arts sont représentés et chaque pièce est bien équilibrée. Les textes sont bien choisis faciles et rapides à lire.

Bref une Marie - Antoinette que j'ai découvert ENFIN.

Par louison28
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Dimanche 27 janvier 2008

Et oui je les aime tous les deux mais impossible depuis plusieurs semaines d'écrire quelque chose. Je ne sais pas pourquoi.

Hier soir en relisant un poème (le plus connu) de Verlaine et bien je me suis décidée... A écrire?

Et bien non toujours impossible. Alors je vais bêtement publier son poème : "Art poétique" tout simplement parce qu'il me rappelle un tableau impressionniste.

Ce w.e je me mets à une table avec pinceaux et peinture et j'essais de " faire quelque chose" de ce poème.

Verlaine

Art poétique

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair
Plus vague et plus soluble dans l'air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n'ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l'Indécis au Précis se joint.

C'est des beaux yeux derrière des voiles,
C'est le grand jour tremblant de midi,
C'est, par un ciel d'automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L'Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l'Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !

Prends l'éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d'énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l'on n'y veille, elle ira jusqu'où ?

O qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d'un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée

Rimbaud

A la musique

Place de la Gare, à Charleville.

Sur la place taillée en mesquines pelouses,
Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs
Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.

- L'orchestre militaire, au milieu du jardin,
Balance ses schakos dans la Valse des fifres :
Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ;
Le notaire pend à ses breloques à chiffres.

Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs :
Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames
Auprès desquelles vont, officieux cornacs,
Celles dont les volants ont des airs de réclames ;

Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités
Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme,
Fort sérieusement discutent les traités,
Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !... "

Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins,
Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande,
Savoure son onnaing d'où le tabac par brins
Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; -

Le long des gazons verts ricanent les voyous ;
Et, rendus amoureux par le chant des trombones,
Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious
Caressent les bébés pour enjôler les bonnes...

- Moi, je suis, débraillé comme un étudiant,
Sous les marronniers verts les alertes fillettes :
Elles le savent bien ; et tournent en riant,
Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes.

Je ne dis pas un mot : je regarde toujours
La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles :
Je suis, sous le corsage et les frêles atours,
Le dos divin après la courbe des épaules.

J'ai bientôt déniché la bottine, le bas...
- Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres.
Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas...
- Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres...

Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée
Vers d'autres cieux à d'autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...
Et tout le reste est littérature.

Par louison28
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Lundi 21 janvier 2008

C'est un grand débat qui ferait se hérisser les cheveux des plus avertis mais qui permet au plus grand nombre de côtoyer "le beau" et d'en avoir un avant goût pour ensuite découvrir plus.

En soi je ne suis pas spécialement musée mais je les défends surtout lorsque le musée en lui-même est un chef d'oeuvre d'architecture et d'intérieur comme le musée Jacquemart André à Paris (8ème)

J'allais tout simple découvrir l'exposition Fragonnard : Oui bon le 18ème n'est pas vraiment ma tasse de thé!mais les quelques esquisses de Fragonnard et deux ou trois peintures que j'ai trouvé très "modernes" m'ont empêché de bouder cette exposition.

Et si l'expo ne m'a pas enchanté (trop de monde et puis des tableaux pas forcément bien agencés) et bien en revanche j'ai été admirative de l'endroit. Vraiment. Allez au Musée Jacquemart André pour son salon de thé mémorable, pas trop cher et proposant des patisseries de chez Daloyau, visitez son jardin d'hiver si joli...

A découvrir donc juste pour ce qu'il est et non pour ce qu'il propose.

Musée Jacquemart-André :

158, bd Haussmann

75008 Paris

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 http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/jacquemart/

 

 

 

Par louison33
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