S'il est bien un compositeur "classique " que j'aime par dessus tout c'est bien Bach. Devrais-je dire un compositeur baroque (sans guillemet).
Déjà petite je m'installais dans le petit bureau de mon père jouxté au salon, j'ouvrais ce grand placard bibliothèque et passais en revue tous ses disques 33 tours et 45 tours. et
systématiquement (inconsciemment) les musiques qui me réjouissaient le plus étaient celles de Bach.

Vous décrire pourquoi ce serait trop long et puis très complexe. Le ressenti ne s'explique pas toujours.
Cependant je souhaitais juste en parler en quelques lignes. Exercice périeux je le conçois. C'est mon professeur d'histoire du baroque à la faculté de lettres
modernes qui nous en a parlé longuement et depuis ca m'est resté.
J'ai mieux compris ensuite pourquoi je l'aime temps. Tout d'abord c'était un véritable musicien qui connaissait tout de la morphologie des instruments et par conséquent la technique
instrumentale. Je ne suis pas certaines que tout musicien sache le faire. Il savait travailler minutieusement une oeuvre comme l'improviser totalement. Exercice de haute voltige.
Sa capacité à s'adapter à toute sorte d'instrument, sa ténacité, sa volonté de sobriété (en comparaison de Vivaldi qu'il honorait beaucoup)
Je vous laisse lire la suite (qui n'est pas de moi) mais ca en vaut vraiment la peine et vous verrez que Bach est moderne et intemporel à la fois...
Bach
n'est pas tout à fait ce compositeur "mathématique" que l'on nous présente parfois mais bien plutôt un génie de la sobriété, de la construction, de la progression bien menée qui a souvent, par
souci d'efficacité, cherché à écrire des pages que pouvaient interpréter les musiciens et chanteurs amateurs qui constituaient l'essentiel des orchestres dont il avait la charge.
Extraordinaire sobriété de Bach en effet qui, dans certains Préludes se passe même de mélodie et n'utilise que la mécanique des arpèges pour écrire des pages que, cependant, nous
n'hésitons pas à qualifier d'émouvantes. Ce qui agaça Gounod qui y colla une mélodie, à l'un de ces Préludes et cela donna un Ave Maria qui devint le tube numéro 1 des églises les
jours où l'on s'y marie.
Extraordinaire sobriété de Bach, - une sobriété toute protestante -, qui pourtant admire le coloré Vivaldi et le transcrit et qui écrit même des pages qui se prêtent à l'ornementation !
(Bon, ceci dit, attention, c'est pas du Ray Barretto non plus !)
On apprend aussi, dans cette heure nécessaire de musique, que l'écriture de Bach s'adapte parfaitement à toutes sortes d'instruments. Nous en eûmes ce soir la démonstration avec un marimba (la
rythmique si régulière des mélodies y coule, sur l'instrument à percussion aussi aisément que les solos les plus élégants de Lionel Hampton) et, plus tard dans l'émission, avec un quatuor de
saxophones.
C'est un des avantages de cette sobriété si formidable que la musique de Bach garde entière son pouvoir de fascination, qu'elle soit jouée au clavecin, au piano, à l'orgue, au saxophone, au
marimba, au violon ou à la guitare.
Les musiciens de jazz ne s'y sont pas trompés qui depuis longtemps font de Bach l'une de leurs ressources favorites.
Les 4 Saisons de Vivaldi
comme vous ne les avez jamais entendu. Interprétées par Il Giardino arminico.
Une discothèque sans
Prince n'est pas une discothèque (ca n'engage que moi bien sûr)
Vos derniers bavardages